Pourquoi bébé pleure
Bébé pleure pour communiquer un besoin. Ce n'est pas une manipulation. Son cerveau préfrontal, siège du raisonnement, n'est pas encore développé. Il ne peut pas "faire exprès". Chaque pleur est une information.[3]
Les grandes causes des pleurs
La faim (le plus fréquent) : Pleurs rythmiques, progressifs. Précédés par les signaux précoces : bébé se tourne, lèche ses lèvres, porte la main à sa bouche, roule les yeux.
La fatigue : Pleurs dans un contexte de surstimulation. Bébé est agité, difficile à calmer, a du mal à regarder dans les yeux. L'obscurité et le calme peuvent aider.
L'inconfort : Couche pleine, chaleur excessive, vêtement qui gratte, position inconfortable. Souvent résolu par une vérification méthodique.
Le besoin de contact : Certains bébés ont un besoin de contact plus élevé. Ce n'est pas un problème — c'est une variation normale. Le portage peut être une solution.[2]
La douleur : Pleurs aigus, intenses, avec un visage très crispé. Demande attention — peut signaler coliques, reflux, otite.
La grille de lecture
- Quand a-t-il mangé pour la dernière fois ? (faim)
- Combien de temps est-il éveillé ? (fatigue)
- La couche est-elle propre ? (inconfort)
- A-t-il chaud / froid ? (inconfort)
- A-t-il besoin de contact ? (besoin affectif)
- Y a-t-il un signe de douleur ? (consulter)
Faut-il laisser pleurer ?
La recherche en neurosciences et en psychologie du développement est claire : répondre aux pleurs d'un nourrisson ne le gâte pas.[1] Au contraire, cela construit un attachement sécure et lui apprend que le monde est prévisible et bienveillant.
Les méthodes de "laisser pleurer" ne sont pas recommandées avant 6 mois minimum.[4] Même après, elles doivent être adaptées au tempérament de l'enfant et des parents.
Quand consulter
Consulter si bébé pleure de façon inhabituelle (plus fort, plus longtemps que d'habitude), s'il y a de la fièvre, un refus de manger, ou si vous ne parvenez pas à le consoler.