Le baby blues : normal et passager
Entre J+2 et J+5 après l'accouchement, la chute brutale des hormones (oestrogènes, progestérone) provoque chez la grande majorité des femmes une période émotionnelle intense. Pleurs inexpliqués, irritabilité, sentiment de débordement — c'est le baby blues. Il touche 50 à 80% des mamans.[1]
Ce n'est pas de la dépression. Ça passe spontanément en quelques jours à 2 semaines maximum. Ce dont vous avez besoin : repos, soutien, permission de ne pas être parfaite.
La dépression post-partum : une vraie maladie
Si les symptômes durent plus de 2 semaines, s'intensifient, ou si vous ressentez :
- Tristesse persistante, vide émotionnel
- Incapacité à vous connecter à bébé
- Anxiété intense, pensées intrusives sur la sécurité de bébé
- Épuisement au-delà de la fatigue normale
- Perte d'appétit, troubles du sommeil dissociés du rythme de bébé
- Sentiment de ne pas être une bonne mère/bon père
Il peut s'agir d'une dépression post-partum.[2] Elle touche 10 à 20% des mères (et aussi des pères). Ce n'est pas votre faute. C'est une maladie qui se traite.[3]
Pour les papas aussi
La dépression post-partum paternelle est moins connue mais bien réelle. Elle touche 8 à 10% des pères, souvent de manière décalée (entre 3 et 6 mois).[4] Elle peut se manifester différemment : irritabilité, fuite (travail, sport), abus d'alcool, sentiment de perte d'identité.
Que faire ?
- En parler : À votre partenaire, à votre sage-femme, à votre médecin
- Consulter : Un médecin peut proposer psychothérapie et/ou traitement médicamenteux (antidépresseurs compatibles avec l'allaitement existent)
- Ne pas s'isoler : Groupes de soutien, associations de parents
La dépression post-partum traitée précocement guérit dans plus de 90% des cas. Demander de l'aide est un acte de courage et d'amour pour votre bébé.