👶

Bébépédia

🤍 Psychologie

Baby blues et dépression post-partum

Savoir reconnaître, comprendre et demander de l'aide

5 min de lecture

0–1 mois
1–3 mois

Le baby blues est normal et temporaire. La dépression post-partum est une maladie qui se traite. Pour les mamans comme pour les papas — vous n'êtes pas seuls.

Points d'attention

⚠️ Si vous avez des pensées de vous faire du mal ou de faire du mal à bébé — appeler le 15 ou le numéro national de prévention du suicide (3114)

Le baby blues : normal et passager

Entre J+2 et J+5 après l'accouchement, la chute brutale des hormones (oestrogènes, progestérone) provoque chez la grande majorité des femmes une période émotionnelle intense. Pleurs inexpliqués, irritabilité, sentiment de débordement — c'est le baby blues. Il touche 50 à 80% des mamans.[1]

Ce n'est pas de la dépression. Ça passe spontanément en quelques jours à 2 semaines maximum. Ce dont vous avez besoin : repos, soutien, permission de ne pas être parfaite.

La dépression post-partum : une vraie maladie

Si les symptômes durent plus de 2 semaines, s'intensifient, ou si vous ressentez :

  • Tristesse persistante, vide émotionnel
  • Incapacité à vous connecter à bébé
  • Anxiété intense, pensées intrusives sur la sécurité de bébé
  • Épuisement au-delà de la fatigue normale
  • Perte d'appétit, troubles du sommeil dissociés du rythme de bébé
  • Sentiment de ne pas être une bonne mère/bon père

Il peut s'agir d'une dépression post-partum.[2] Elle touche 10 à 20% des mères (et aussi des pères). Ce n'est pas votre faute. C'est une maladie qui se traite.[3]

Pour les papas aussi

La dépression post-partum paternelle est moins connue mais bien réelle. Elle touche 8 à 10% des pères, souvent de manière décalée (entre 3 et 6 mois).[4] Elle peut se manifester différemment : irritabilité, fuite (travail, sport), abus d'alcool, sentiment de perte d'identité.

Que faire ?

  1. En parler : À votre partenaire, à votre sage-femme, à votre médecin
  2. Consulter : Un médecin peut proposer psychothérapie et/ou traitement médicamenteux (antidépresseurs compatibles avec l'allaitement existent)
  3. Ne pas s'isoler : Groupes de soutien, associations de parents

La dépression post-partum traitée précocement guérit dans plus de 90% des cas. Demander de l'aide est un acte de courage et d'amour pour votre bébé.

Conseils pratiques

Parler à son médecin sans honte — c'est une maladie, pas un échec

Accepter l'aide pour les tâches du quotidien

Les papas peuvent aussi développer une dépression post-partum

📊 Chiffres clés

Baby blues

50–80% des mamans

Durée baby blues

Quelques jours, max 2 sem.

Dépression PP

10–20% des parents

Traitement

Efficace dans 90% des cas

📚

Sources & Références

1
Étude

O'Hara MW, McCabe JE. Postpartum depression: current status and future directions. Annual Review of Clinical Psychology. 2013.

2
Étude

Cox JL et al.. Detection of postnatal depression: development of the 10-item Edinburgh Postnatal Depression Scale. British Journal of Psychiatry. 1987.

3
Recommandation
Consulter

NICE. Antenatal and postnatal mental health: clinical management and service guidance. NICE Guideline CG192. 2020.

4
Étude

Paulson JF, Bazemore SD. Prenatal and postpartum depression in fathers and its association with maternal depression. JAMA. 2010.

Ces références sont fournies à titre informatif. Consultez toujours un professionnel de santé pour un avis médical personnalisé.

#baby blues
#dépression
#post-partum
#maman
#papa
#aide

🤍 Plus sur Psychologie

Retour à l'accueil