La théorie de l'attachement
Développée par John Bowlby dans les années 50–60, la théorie de l'attachement explique que les humains ont un besoin biologique de créer des liens affectifs avec des adultes protecteurs.[1] Ce système d'attachement est un mécanisme de survie.
Mary Ainsworth a ensuite identifié différents styles d'attachement : sécure (bébé utilise le parent comme base de sécurité), anxieux-ambivalent (bébé très collant, difficile à consoler), évitant (bébé semble indifférent aux retrouvailles).[2]
Ce qui construit l'attachement sécure
L'attachement sécure ne se construit pas avec de grandes démonstrations mais avec la répétition de milliers d'interactions ordinaires :[3]
- Bébé signale un besoin → parent répond de façon cohérente
- Contact visuel et sourires échangés
- Voix apaisante et prévisible
- Peau à peau, portage
- Verbalisation des émotions de bébé ("je vois que tu es fatigué, je suis là")
Pas besoin d'être parfait. Un parent "suffisamment bon" (Winnicott) — qui répond la plupart du temps — suffit.[4]
Le peau à peau
Le peau à peau dès la naissance a des effets documentés : régulation de la température, de la glycémie, de la fréquence cardiaque, stimulation de l'allaitement, réduction du stress chez bébé et chez le parent. Valable aussi bien pour la mère que pour le père ou un autre donneur de soins principal.
Pour les papas
L'attachement père-enfant suit les mêmes mécanismes mais peut se construire via des voies différentes : les soins corporels (bain, change, habillage), les jeux, le portage, les bains. Plus les pères sont impliqués tôt, plus le lien est fort.
Baby blues et qualité d'attachement
Une dépression post-partum non traitée peut affecter la disponibilité émotionnelle du parent et donc la qualité de l'attachement. Si vous ressentez une tristesse persistante, un manque d'intérêt pour bébé, ou une anxiété intense — parlez-en à votre médecin. Traiter la dépression, c'est aussi protéger le lien avec votre bébé.